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Lésions bénignes
Introduction
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Les condylomes acuminés sont des lésions cutanéo-muqueuses bénignes causées par certains types du papillomavirus humain (HPV), principalement les types 6 et 11. Ils constituent l’une des infections sexuellement transmissibles (IST) les plus fréquentes. Les lésions peuvent être asymptomatiques ou responsables d’un inconfort fonctionnel, esthétique ou psychologique.
Symptômes
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- Petites excroissances rosées, couleur chair ou grisâtres
- Aspect verruqueux, parfois en « chou-fleur »
- Localisation génitale, anale ou péri-anale
- Démangeaisons ou sensation de brûlure
- Saignements au frottement (plus rares)
- Gêne lors des rapports sexuels
- Parfois totalement asymptomatiques
Causes
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- Infection par le HPV (le plus souvent types 6 et 11)
- Transmission par contact cutanéo-muqueux, le plus souvent sexuel
- Facteurs favorisants :
- Rapports sexuels non protégés
- Multiplicité des partenaires
- Immunodépression
- Micro-traumatismes locaux
- Incubation variable : de quelques semaines à plusieurs mois
Diagnostic
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- Diagnostic clinique dans la majorité des cas
- Examen dermatologique et/ou génital complet
- Anuscopie ou colposcopie selon la localisation
- Biopsie uniquement en cas de doute diagnostique ou de lésion atypique
- Tests HPV non systématiques pour les condylomes visibles
Traitements
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Le traitement vise à éliminer les lésions visibles, sans éradiquer définitivement le virus.
Traitements locaux
- Podophyllotoxine
- Imiquimod (stimulation immunitaire locale)
- Acide trichloracétique
Traitements médicaux et instrumentaux
- Cryothérapie à l’azote liquide
- Électrocoagulation
- Laser dermatologique
- Exérèse chirurgicale (formes étendues ou résistantes)
Technologies utilisées
- Cryothérapie médicale
- Laser CO2 ou laser vasculaire
- Électrocoagulation de précision
Prise en charge
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- Prise en charge dermatologique spécialisée
- Traitement individualisé selon :
- le nombre de lésions
- la localisation
- le terrain immunitaire
- Suivi régulier pour dépister les récidives
- Information et dépistage du ou des partenaires
- Vaccination anti-HPV recommandée en prévention
Questions fréquentes (FAQ)
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Les condylomes sont-ils dangereux ?
Dans la majorité des cas, les condylomes sont bénins. Ils nécessitent néanmoins un suivi médical, car certaines infections HPV sont associées à un risque oncologique, différent de celui des types responsables des condylomes.
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Les condylomes sont-ils contagieux ?
Oui, ils sont transmissibles par contact direct peau à peau, le plus souvent lors de rapports sexuels. -
Peut-on guérir définitivement du HPV ?
Le virus peut persister dans l’organisme même après disparition des lésions. Le système immunitaire peut cependant l’éliminer spontanément avec le temps. -
Les préservatifs protègent-ils totalement ?
Ils réduisent le risque de transmission mais ne protègent pas à 100 %, car le contact cutané peut se faire en dehors des zones couvertes. -
Les condylomes peuvent-ils récidiver ?
Oui, les récidives sont fréquentes, surtout dans les premiers mois suivant le traitement. -
Le traitement est-il douloureux ?
Certains traitements peuvent être légèrement inconfortables, mais ils sont généralement bien tolérés. -
Faut-il traiter même sans symptômes ?
Oui, car les lésions visibles peuvent s’étendre et être contagieuses. -
Les femmes enceintes peuvent-elles être traitées ?
Oui, avec des traitements adaptés et sous contrôle médical strict. -
La vaccination anti-HPV est-elle utile après infection ?
Oui, elle peut réduire le risque de nouvelles infections et de récidives. -
Faut-il informer son/sa partenaire ?
Oui, c’est recommandé afin de permettre un dépistage et une prise en charge adaptée.
