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Lésions bénignes
Introduction
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Les alopécies cicatricielles correspondent à un groupe de maladies inflammatoires du cuir chevelu entraînant une destruction irréversible du follicule pileux, remplacé par un tissu cicatriciel. Contrairement aux alopécies non cicatricielles, la repousse spontanée est impossible une fois le follicule détruit, d’où l’importance d’un diagnostic précoce et d’une prise en charge spécialisée rapide.
Symptômes
+
- Zones de chute de cheveux définitives, souvent bien délimitées
- Diminution ou disparition des orifices folliculaires
- Aspect du cuir chevelu :
- Lisse, brillant ou atrophique
- Parfois rougeur, squames, croûtes
- Sensations associées possibles :
- Brûlures
- Douleurs
- Prurit
- Évolution progressive ou par poussées
- Atteinte localisée ou étendue selon la forme clinique
Causes
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Les alopécies cicatricielles sont liées à une inflammation chronique destructrice du follicule, d'origine variable :
- Maladies inflammatoires auto-immunes
- Infections chroniques ou récidivantes
- Troubles inflammatoires folliculaires
- Facteurs génétiques et hormonaux (selon les formes)
Principales formes
- Lichen plan pilaire
- Alopécie frontale fibrosante
- Folliculite décalvante
- Lupus cutané chronique
- Pseudopelade de Brocq
Diagnostic
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- Le diagnostic repose sur une évaluation spécialisée approfondie
- Examen clinique dermatologique expert
- Trichoscopie (absence d’orifices folliculaires, signes inflammatoires)
- Photographies standardisées de suivi
- Biopsie du cuir chevelu (souvent indispensable)
- Bilan biologique ciblé selon l’orientation diagnostique
Traitements
+
L’objectif principal est de stopper l’évolution inflammatoire et de préserver les follicules encore viables.
Traitements médicaux
- Corticothérapie locale ou systémique selon la sévérité
- Immunomodulateurs topiques ou systémiques
- Antibiothérapie ciblée dans certaines formes infectieuses
- Traitements de fond prolongés avec surveillance régulière
Technologies médicales
- LED médicales (effet anti-inflammatoire adjuvant)
- Infiltrations locales ciblées
- PRP capillaire (uniquement hors phase inflammatoire active)
- Protocoles personnalisés de stabilisation
Note : La repousse n’est pas possible que dans les zones où le follicule n’est pas totalement détruit.
Prise en charge
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- Consultation dermatologique spécialisée dédiée au cuir chevelu
- Diagnostic précis et documenté
- Mise en place rapide d’un traitement adapté
- Suivi régulier à long terme
- Coordination médicale si pathologie systémique associée
Questions fréquentes (FAQ)
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-
Les alopécies cicatricielles sont-elles définitives ?
Oui, la perte de cheveux est irréversible dans les zones cicatricielles. -
Peut-on récupérer des cheveux avec un traitement ?
Le traitement permet surtout d’arrêter la progression. -
Sont-elles fréquentes ?
Elles sont plus rares que les autres formes d’alopécie. -
La douleur est-elle fréquente ?
Elle peut être présente selon la forme et l’activité inflammatoire. -
Le diagnostic est-il difficile ?
Oui, une expertise spécialisée est souvent nécessaire. -
La biopsie est-elle obligatoire ?
Souvent, oui, pour confirmer le diagnostic. -
Les femmes sont-elles plus touchées ?
Certaines formes sont plus fréquentes chez la femme. -
Le stress joue-t-il un rôle ?
Il peut aggraver l’inflammation. -
Une greffe capillaire est-elle possible ?
Uniquement après stabilisation complète et durable. -
Les shampoings suffisent-ils ?
Non, ils sont uniquement adjuvants. -
L’évolution est-elle rapide ?
Elle peut être lente ou agressive selon les formes. -
Les LED sont-elles efficaces ?
Elles peuvent aider en complément, jamais seules. -
Faut-il un suivi à vie ?
Souvent oui, pour prévenir les rechutes. -
Les infections peuvent-elles être la cause ?
Oui, dans certaines formes spécifiques. -
Est-ce contagieux ?
Non. -
Les enfants peuvent-ils être touchés ?
Rarement, mais c’est possible. -
Peut-on colorer les cheveux ?
Avec prudence et hors phase active. -
Les compléments alimentaires sont-ils utiles ?
Ils ne remplacent pas le traitement médical. -
L’exposition solaire est-elle déconseillée ?
Une protection est recommandée. -
Faut-il consulter tôt ?
Oui, c’est essentiel pour limiter les dégâts irréversibles.
