Le syndrome oral allergique (SOA), aussi appelé allergie alimentaire croisée, est une réaction allergique liée à une sensibilisation préalable aux pollens. Il survient lors de la consommation de certains fruits, légumes ou fruits à coque crus, dont les protéines sont proches de celles des pollens.
Les symptômes sont le plus souvent locaux et immédiats.
Les manifestations apparaissent généralement quelques minutes après l’ingestion :
- Picotements ou démangeaisons de la bouche
- Sensation de brûlure des lèvres, de la langue ou du palais
- Gonflement léger des lèvres, de la langue ou de la gorge
- Démangeaisons de la gorge
- Rarement : gêne à la déglutition
👉 Les symptômes sont habituellement bénins et transitoires, mais peuvent parfois s’intensifier.
Les causes principales :
- Sensibilisation aux pollens (bouleau, graminées, ambroisie...)
- Réaction croisée entre pollens et aliments crus
- Protéines thermolabiles (détruites par la cuisson)
- Terrain atopique (rhinite allergique, asthme, eczéma)
Aliments fréquemment impliqués :
- Pomme, poire, pêche, abricot, cerise
- Kiwi, banane
- Carotte, céleri
- Noisette, amande
- Tomate crue
Le diagnostic repose principalement sur :
- Interrogatoire précis (pollens connus, aliments déclencheurs)
- Chronologie immédiate des symptômes
- Prick-tests aux pollens et aliments crus
- Dosage des IgE spécifiques si nécessaire
👉 Les tests doivent toujours être interprétés en lien avec la clinique.
La prise en charge est généralement simple :
- Éviction ciblée des aliments responsables à l’état cru
- Consommation possible des aliments cuits ou pelés
- Antihistaminiques en cas de gêne
- Traitement de la rhinite allergique associée
- Prescription d’adrénaline uniquement dans de rares cas sévères
La consultation allergologique permet :
- D’identifier précisément les réactions croisées
- De rassurer le patient sur le caractère souvent bénin
- D’éviter des évictions alimentaires inutiles
- D’adapter la prise en charge saisonnière des allergies respiratoires
- Le syndrome oral allergique est-il une vraie allergie alimentaire ?
Il s’agit d’une allergie croisée liée aux pollens, différente des allergies alimentaires sévères. - Les symptômes apparaissent-ils immédiatement ?
Oui, le plus souvent dans les minutes suivant l’ingestion. - Tous les aliments peuvent-ils provoquer un SOA ?
Non, surtout certains fruits, légumes et fruits à coque crus. - Pourquoi les aliments cuits sont-ils mieux tolérés ?
La cuisson détruit les protéines responsables de la réaction. - Le syndrome oral allergique est-il dangereux ?
Il est généralement bénin, les formes sévères étant rares. - Peut-on avoir un gonflement de la gorge ?
Oui, mais il reste le plus souvent léger et transitoire. - Faut-il éviter définitivement l’aliment ?
Pas forcément, souvent seulement à l’état cru. - Le SOA est-il lié à la rhinite allergique ?
Oui, il est très fréquent chez les patients allergiques aux pollens. - Les enfants peuvent-ils avoir un syndrome oral allergique ?
Oui, mais il est plus fréquent chez l’adulte et l’adolescent. - Peut-on développer un SOA après des années de tolérance ?
Oui, notamment après l’apparition d’une allergie aux pollens. - Les fruits exotiques sont-ils concernés ?
Oui, comme le kiwi ou la banane. - Une prise d’antihistaminique est-elle nécessaire ?
Seulement en cas de gêne significative. - Le syndrome oral allergique peut-il évoluer vers une allergie sévère ?
C’est rare, mais une évaluation allergologique est utile. - Faut-il prescrire un stylo d’adrénaline ?
Généralement non, sauf cas particuliers. - Les réactions sont-elles plus fortes en saison pollinique ?
Oui, elles peuvent être accentuées. - Peut-on peler les fruits pour éviter les symptômes ?
Oui, cela peut réduire la réaction chez certains patients. - Le SOA peut-il concerner plusieurs aliments ?
Oui, selon le pollen impliqué. - Une désensibilisation aux pollens améliore-t-elle le SOA ?
Parfois, en diminuant la sensibilité globale. - Le SOA nécessite-t-il un suivi régulier ?
Un suivi est utile en cas d’évolution ou de symptômes inhabituels. - Faut-il consulter même si les symptômes sont légers ?
Oui, pour confirmer le diagnostic et éviter les erreurs alimentaires.
