La conjonctivite allergique est une inflammation de la conjonctive, la membrane qui recouvre le blanc de l’œil et l’intérieur des paupières. Elle est liée à une réaction allergique IgE-médiée après contact avec un allergène environnemental.
Elle est très fréquemment associée à une rhinite allergique et peut être saisonnière ou persistante.
Les symptômes sont le plus souvent bilatéraux et récidivants :
- Yeux rouges
- Démangeaisons oculaires intenses
- Larmoiement clair
- Sensation de sable ou de brûlure
- Paupières gonflées
- Photophobie légère
- Aggravation à l’exposition allergénique
👉 L’absence de douleur intense et de sécrétions purulentes est caractéristique.
La conjonctivite allergique résulte d’une réaction immunologique immédiate après exposition à un allergène.
Les allergènes les plus fréquents sont :
- Pollens (forme saisonnière)
- Acariens
- Poils et squames d’animaux
- Moisissures
- Irritants environnementaux aggravants (pollution, fumée)
👉 Le terrain atopique joue un rôle important.
Le diagnostic est principalement clinique :
- Interrogatoire ciblé (saisonnalité, association à une rhinite)
- Examen ophtalmologique de base
- Exclusion d’une conjonctivite infectieuse
- Tests allergologiques adaptés pour identifier l’allergène responsable
👉 Un avis ophtalmologique est parfois nécessaire en cas de doute.
Le traitement vise à soulager rapidement les symptômes :
- Éviction de l’allergène lorsque possible
- Collyres antihistaminiques
- Collyres anti-inflammatoires
- Larmes artificielles
- Antihistaminiques par voie orale si symptômes associés
- Désensibilisation dans certaines formes persistantes
👉 L’automédication prolongée est déconseillée.
La consultation allergologique permet :
- De confirmer le diagnostic
- D’identifier précisément les allergènes
- D’adapter le traitement oculaire et général
- De prévenir les récidives saisonnières
- D’améliorer significativement le confort visuel
👉 Le diagnostic repose sur des tests allergologiques adaptés, réalisés au cabinet médical ou orientés vers l’hôpital selon le contexte.
- La conjonctivite allergique est-elle contagieuse ?
Non, jamais. - Est-elle toujours associée à une rhinite ?
Très souvent, mais pas systématiquement. - Peut-elle être saisonnière ?
Oui, surtout liée aux pollens. - Peut-elle durer toute l’année ?
Oui, avec les acariens ou les animaux. - Les enfants peuvent-ils être concernés ?
Oui, très fréquemment. - Les deux yeux sont-ils toujours atteints ?
Le plus souvent oui. - Peut-elle provoquer une baisse de la vision ?
Non, sauf formes compliquées rares. - Les collyres sont-ils suffisants ?
Souvent oui, mais parfois un traitement général est nécessaire. - Faut-il consulter en urgence ?
En cas de douleur intense ou de baisse visuelle, oui. - Les lentilles de contact sont-elles déconseillées ?
Oui, pendant les poussées. - Les antihistaminiques oraux sont-ils utiles ?
Oui, en cas de symptômes associés. - Les collyres corticoïdes sont-ils dangereux ?
Ils doivent être utilisés uniquement sur prescription. - Peut-on prévenir les récidives ?
Oui, par une prise en charge adaptée. - Le maquillage peut-il aggraver les symptômes ?
Oui, surtout en période de crise. - La pollution joue-t-elle un rôle ?
Oui, comme facteur aggravant. - Les tests allergologiques sont-ils nécessaires ?
Oui, pour identifier l’allergène. - Peut-on se désensibiliser ?
Oui, dans certains cas sélectionnés. - La conjonctivite allergique est-elle grave ?
Le plus souvent non. - Un suivi médical est-il utile ?
Oui, si les symptômes sont persistants. - Pourquoi consulter un allergologue ?
Pour un diagnostic précis, un traitement adapté et une prévention efficace.
