La chute de cheveux chronique, ou effluvium télogène chronique, correspond à une perte capillaire diffuse persistante, évoluant depuis plus de 6 mois, souvent fluctuante mais durable. Contrairement à l’effluvium aigu, la chute est moins spectaculaire, mais son caractère prolongé entraîne une diminution progressive de la densité et une fatigue psychologique importante. Le follicule n’est pas détruit, ce qui rend la situation fonctionnelle et potentiellement réversible, sous réserve d’une prise en charge adaptée.
- Chute de cheveux diffuse et continue dans le temps (> 6 mois)
- Sensation de perte de volume capillaire
- Cheveux plus fins, moins résistants
- Chute visible au brossage et au lavage, mais modérée au quotidien
- Alternance de phases d’aggravation et d’accalmie
- Cuir chevelu cliniquement normal
- Anxiété fréquente liée à la durée de la chute
L’effluvium télogène chronique est souvent multifactoriel et peut persister tant que les facteurs déclenchants ne sont pas corrigés.
Causes fréquentes
- Stress chronique ou surmenage prolongé
- Troubles hormonaux (thyroïde, périménopause, post-partum prolongé)
- Carences nutritionnelles persistantes (fer, zinc, vitamines)
- Régimes répétitifs ou déséquilibrés
- Maladies chroniques inflammatoires ou systémiques
- Médicaments au long cours
- Terrain anxieux ou fatigue prolongée
Note : Une alopécie androgénétique associée doit toujours être recherchée.
- Le diagnostic repose sur :
- Interrogatoire détaillé sur l’évolution dans le temps
- Examen dermatologique spécialisé
- Test de traction modérément positif et diffus
- Trichoscopie (augmentation du pourcentage de cheveux en phase télogène)
- Photographies de suivi
- Bilan biologique ciblé et répété si nécessaire
Le traitement vise à corriger les causes, soutenir le cycle pilaire et réassurer le patient.
Prise en charge médicale
- Identification et correction des facteurs déclenchants
- Correction des carences documentées
- Adaptation des traitements médicamenteux si possible
- Accompagnement global (rythme de vie, stress)
Traitements adjuvants
- Minoxidil topique dans certaines situations
- Compléments nutritionnels ciblés et contrôlés
- Soins capillaires non agressifs, réguliers et adaptés
Technologies médicales
- LED médicales (stimulation du cycle pilaire)
- Microneedling du cuir chevelu (protocoles doux)
- PRP capillaire sélectionné
- Programmes de soutien capillaire personnalisés
- Consultation dermatologique spécialisée
- Analyse globale et individualisée
- Mise en place d’un plan thérapeutique réaliste
- Suivi régulier sur plusieurs mois
- Ajustement progressif des traitements
-
Pourquoi la chute dure-t-elle si longtemps ?
Parce que le facteur déclenchant persiste ou est multiple. -
Est-ce définitif ?
Non, le follicule reste intact. -
Les cheveux peuvent-ils repousser complètement ?
Oui, mais progressivement. -
Est-ce fréquent chez la femme ?
Oui, particulièrement entre 30 et 60 ans. -
Le stress chronique joue-t-il un rôle majeur ?
Oui, très souvent. -
Faut-il faire des analyses répétées ?
Parfois, selon l’évolution. -
Le minoxidil est-il toujours nécessaire ?
Non, il est proposé au cas par cas. -
Les compléments suffisent-ils ?
Uniquement en cas de carence. -
Les shampoings antichute sont-ils utiles ?
Ils sont seulement adjuvants. -
Peut-on colorer les cheveux ?
Oui, avec des produits doux. -
Le cuir chevelu est-il malade ?
Non, il est généralement sain. -
Peut-on associer plusieurs traitements ?
Oui, c’est souvent bénéfique. -
Le PRP est-il indiqué ?
Dans certains cas sélectionnés. -
La chute est-elle quotidienne ?
Oui, mais variable en intensité. -
Peut-elle révéler une autre alopécie ?
Oui, notamment androgénétique. -
Les LED sont-elles efficaces ?
Elles peuvent améliorer la densité. -
Faut-il éviter le brossage ?
Non, mais en douceur. -
L’évolution est-elle fluctuante ?
Oui, avec des phases de poussée. -
Est-ce contagieux ?
Non. -
Le suivi est-il indispensable ?
Oui, pour ajuster la prise en charge.
