L’urticaire chronique spontanée est une affection cutanée caractérisée par la survenue répétée et imprévisible de plaques d’urticaire, avec ou sans angio-œdème, évoluant depuis plus de 6 semaines.
Contrairement à l’urticaire aiguë, elle n’est le plus souvent pas liée à une allergie identifiable et peut avoir un impact important sur la qualité de vie.
Les manifestations sont fluctuantes et récidivantes :
- Plaques rouges ou rosées, surélevées
- Démangeaisons souvent intenses
- Lésions fugaces disparaissant en moins de 24 h
- Réapparition quotidienne ou quasi quotidienne
- Angio-œdème associé possible (lèvres, paupières, mains)
- Aggravation fréquente la nuit ou en période de stress
👉 Les lésions ne laissent pas de cicatrices.
Dans la majorité des cas, la cause exacte reste inconnue.
Les mécanismes impliqués peuvent inclure :
- Activation inappropriée des mastocytes
- Mécanismes auto-immuns
- Libération excessive d’histamine
- Facteurs aggravants (stress, infections intercurrentes, AINS)
👉 Les allergies alimentaires ou respiratoires sont rarement responsables.
Le diagnostic est principalement clinique :
- Interrogatoire détaillé (durée > 6 semaines)
- Analyse du rythme et de la fréquence des poussées
- Recherche de facteurs aggravants
- Examen dermatologique
- Bilan ciblé uniquement si signes d’orientation spécifiques
👉 Les tests allergologiques ne sont pas systématiques.
La prise en charge est progressive et individualisée :
- Antihistaminiques non sédatifs (traitement de base)
- Augmentation progressive des doses si nécessaire
- Éviction des facteurs aggravants connus
- Corticoïdes courts uniquement lors de poussées sévères
- Traitements spécialisés dans les formes résistantes
👉 L’objectif est le contrôle durable des symptômes.
La consultation allergologique permet :
- De confirmer le diagnostic
- D’éviter des explorations inutiles
- D’adapter le traitement au long cours
- D’améliorer significativement la qualité de vie
- D’assurer un suivi régulier et personnalisé
👉 Le diagnostic repose sur une approche clinique complétée, si nécessaire, par des tests allergologiques adaptés.
- Qu’est-ce qui différencie l’urticaire chronique de l’aiguë ?
La durée : plus de 6 semaines. - Est-ce une allergie ?
Le plus souvent non. - Les plaques sont-elles permanentes ?
Non, elles sont fugaces mais récidivantes. - L’urticaire chronique peut-elle durer longtemps ?
Oui, plusieurs mois ou années. - Le stress joue-t-il un rôle ?
Oui, c’est un facteur aggravant fréquent. - Les antihistaminiques sont-ils efficaces ?
Oui, ils constituent le traitement de base. - Peut-on avoir un angio-œdème associé ?
Oui, dans environ 40 % des cas. - Les aliments sont-ils responsables ?
Rarement dans l’urticaire chronique spontanée. - Les AINS peuvent-ils aggraver les symptômes ?
Oui, fréquemment. - Faut-il faire des tests allergologiques ?
Uniquement si le contexte le justifie. - L’urticaire chronique est-elle grave ?
Rarement grave, mais parfois très invalidante. - Peut-elle disparaître spontanément ?
Oui, dans de nombreux cas. - Les corticoïdes sont-ils un traitement de fond ?
Non, seulement ponctuellement. - Les enfants peuvent-ils être concernés ?
Oui, à tout âge. - Le soleil influence-t-il l’urticaire chronique ?
Peu, sauf formes particulières. - Peut-on faire du sport ?
Oui, sauf si l’effort déclenche les poussées. - Une infection peut-elle aggraver l’urticaire ?
Oui, transitoirement. - L’urticaire chronique est-elle contagieuse ?
Non, jamais. - Un suivi médical est-il nécessaire ?
Oui, pour adapter le traitement. - Pourquoi consulter un allergologue ?
Pour un diagnostic précis, un traitement adapté et un suivi efficace.
